Épidémie de coronavirus : messages aux fidèles

Le samedi 23 mai 2020

Alleluia !

Chers fidèles,

La nouvelle vous est sûrement parvenue de la reprise des messes célébrées en public. Il y a des contraintes importantes mais c’est une grande joie.

Les horaires sont modifiés pour éviter les croisements et permettre l’aération et la désinfection entre les deux messes :

9h30 messe basse en forme ordinaire
La communion sera distribuée dans la main seulement

11h30 messe basse en forme extraordinaire
La communion ne sera pas distribuée mais il sera possible de la recevoir en privé dans la semaine. Le mieux est de venir après une messe de semaine, vers 19h30 du mardi au vendredi ou 11h45 samedi.

Il faudra arriver de manière échelonnée, entre 9h15 et 9h45 pour la messe de 9h30 ou de 11h15 à 11h45 pour la messe de 11h30, à la parisienne, en somme. De même, il faudra quitter la chapelle progressivement et rentrer chez soi sans s’attrouper dans le hall ni sur le trottoir.

Le port du masque est obligatoire pour toutes les personnes de plus de onze ans ainsi que le nettoyage des mains en arrivant, pour tous.

Les personnes âgés ou malades doivent apprécier leur fragilité et les risques qu’elles veulent prendre. Je conseille la prudence au moins pour quelques jours. N’hésitez pas à commencer par venir à des messes de semaine. Je suis aussi disponible dans la semaine pour porter la communion ou la donner en privé.

En raison de l’exiguïté de la sacristie, il ne pourra y avoir que deux servants par messe, parmi les plus grands. Je ferai moi-même les lectures, il n’y aura pas de prière universelle. Pas de quête non plus, mais je sais que vous saurez vous rattraper.

Toutes ces mesures sont un peu lourdes. Prions pour qu’une amélioration rapide de la situation nous permette d’alléger tout cela dans les prochaines semaines.

À demain, avec joie.

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Le jeudi de l’Ascension 21 mai 2020

Chers fidèles,

Je ne me suis pas trompé de photographie et ne confonds pas l’Ascension et l’Assomption. Mais, en ce mois de mai, nous sommes plus que jamais avec la Vierge Marie, présente auprès des apôtres, qui veille maternellement sur nous. Ce vitrail de l’oratoire élève notre esprit vers le Ciel où est notre Seigneur, même si les anges nous rappellent salutairement qu’il faut savoir regarder vers la Terre où nous sommes et avons à faire.

Pendant ces dix jours, nous allons prier et demander le don de l’Esprit Saint. Il nous permet d’aller jusqu’aux extrémités de la terre, non pour rétablir le royaume d’Israël mais pour témoigner du royaume de Dieu.

Nous pourrions oser une comparaison entre notre situation de disette et la tristesse des disciples. Le Seigneur a bien pris soin de les préparer à son départ et à l’attente de l’Esprit Saint. Cette comparaison n’est pas tout à fait juste car il a prévu le moyen de rester corporellement présent au milieu de nous et de se faire nourriture pour qu’il vive en nous et que nous vivions en lui. Cette situation nous rappelle plutôt notre condition incarnée qui est peu honorée par nos modes de vie. Nous ne sommes pas des anges, la vie chrétienne ne peut pas être seulement une vie spirituelle.

Cette si belle fête me donne aussi l’occasion de vous donner quelques nouvelles :

Après la décision du Conseil d’État, nous attendons encore de connaître la date de la reprise des messes célébrées en public, qui ne peut tarder. Il faut saluer l’initiative de ces fidèles et des communautés Ecclesia Dei qui ne changera peut être pas grand chose concrètement mais permet de rappeler le principe fondamental de la liberté religieuse et cette dimension trop souvent négligée de la vie humaine.

Je dois vous dire aussi que si ce moment apportera un grand soulagement, il ne faut pas s’attendre tout de suite à ce que les messes soient célébrées comme avant. Les consignes de sécurité sont assez lourdes et demanderont de l’organisation : masque obligatoire, pas de chorale, communion seulement dans la main, nécessité d’organiser un commité d’accueil, et ainsi de suite. Je ferai appel à certain d’entre-nous pour organiser tout cela.

Je suis conscient de la fatigue, de la lassitude ou de l’agacement qui grandit au sujet de toutes ces précautions. Surtout chez ceux qui se sentent peu menacés ou qui assument bien le risque. Nous avons un peu l’impression d’être revenus à l’école maternelle. Mais nous serons patients et disciplinés le temps qu’il faudra. Non comme des enfants qui veulent se faire bien voir de la maîtresse, mais parce que nous voyons qu’il y a parmi nous des personnes manifestement fragiles auxquelles nous tenons beaucoup. Chacun partira en temps voulu chez le Bon Dieu, il n’y a toutefois pas d’urgence et les circonstances ne sont pas idéales.

Les nouvelles semblent chaque jour meilleures. S’il n’y a pas de mauvaise surprise, nous pouvons espérer bientôt au moins un bon répit.

À moins que les messes ne reprennent dès dimanche, vous pourrez venir prier samedi prochain dans la chapelle entre 15h et 18h, le Saint Sacrement étant exposé sans cérémonies. Je serai disponible pour confesser ceux qui le veulent. Dans le cas contraire, nous aurons besoin de ce temps pour tout préparer.

Très bonne et sainte fête, sursum corda !

Abbé Armel d’Harcourt, chapelain

Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous à regarder au ciel?
Ce Jésus, qui, en se séparant de vous s’est élevé dans le ciel,
viendra de la même manière que vous l’y avez vu monter. Alleluia.
Dieu s’est élevé parmi les chants joyeux et le Seigneur est monté au son de la trompette. Alleluia.
Le Seigneur au ciel a préparé son trône. Alelluia.

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Le 5ème dimanche de Pâques 10 mai 2020
4ème dimanche après Pâques

Chers fidèles,

Nous allons franchir demain une première étape, encore bien modeste, vers le retour qui nous tarde à la vie habituelle. Nous espérons des messes célébrées en public pour la Pentecôte. Cela nous semble bien loin mais aurait un sens spirituel impressionnant.

Pour l’instant, nous restons en ce mois de mai avec la Vierge Marie et les apôtres, au cénacle. Nous portons d’une façon très particulière la joie de Pâques.

Pendant les prochaines semaines, la chapelle sera ouverte les samedis de 15 h à 18h et le Saint Sacrement sera exposé sans cérémonie. Vous pourrez ainsi venir prier le temps que vous voulez dans la chapelle. Pendant ce temps, je me tiendrai disponible pour des confessions.

Il faudra se laver les mains en arrivant et suivre les indications mises en place dans la chapelle pour assurer les espacements nécessaires.

Je confie à votre prière les catéchumènes, les ordinands et les fiancés, particulièrement éprouvés par les circonstances que nous traversons.

Je vous souhaite un très bon et saint dimanche,

Abbé Armel d’Harcourt, chapelain

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Le vendredi 1er mai 2020
Saint Joseph, travailleur ou artisan

Chers fidèles,

Dans le temps très singulier que nous traversons, nous ne pouvons pas oublier combien saint Joseph a su protéger la sainte Famille à travers les dangers et les tribulations.

Il me semble indiqué de confier à son intercession l’Église, notre pays, notre communauté et nos familles. Nous pouvons aussi prier pour ceux qui rencontrent des difficultés ou des inquiétudes concernant leur travail.

Ce soir, à la fin de la messe, je dirai cette prière du pape Léon XIII à ces intentions :

« Protégez, ô très prévoyant gardien de la sainte Famille, la race élue de Jésus Christ ; préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption ; soyez-nous propice et assistez-nous du haut du ciel, ô notre puissant Libérateur, dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l’enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Église de Dieu des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Accordez à chacun de nous votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par votre exemple et votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et obtenir la béatitude éternelle dans les cieux. Ainsi soit-il. »

Vous pouvez l’utiliser ou en choisir une autre, à votre convenance, pour votre prière personnelle ou familiale.

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Aviez-vous remarqué le nombre de représentations de saint Joseph présentes dans la maison ? Cela se comprend bien lorsqu’on se souvient qu’elle a été placée sous le patronage de Notre-Dame de Nazareth avant de devenir Notre-Dame du Lys. Il est aussi un modèle pour tous les éducateurs, sa présence est donc particulièrement bienvenue.

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Le troisième dimanche de Pâques 26 avril 2020
Deuxième dimanche après Pâques, du Bon Pasteur

Chers fidèles,

La messe de ce dimanche, en forme ordinaire, est marquée par l’évangile des pèlerins d’Emmaüs.

Cléophas et son compagnon quittent Jérusalem la mort dans l’âme. Jésus, qui n’est pour eux qu’un puissant prophète, dont ils espéraient qu’il serait le le libérateur d’Israël, a été livré et tué. Ils ont entendu les annonces de la résurrection mais avaient déjà perdu la foi, sidérés par les évènements de ces derniers jours. Ce sont donc des morts vivant que le Vivant vient rejoindre. Sa présence réchauffe déjà leurs cœurs mais ils restent incapables de le reconnaître.

Le Seigneur doit alors leur expliquer dans toute l’Écriture ce qui le concernait. Toutes les figures anciennes s’accomplissent en lui et dans sa Pâque. Cela ne suffit pas pour qu’ils le reconnaissent mais déjà ils souhaitent sa présence : Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse.

Ce n’est qu’à la fraction du pain que leurs yeux s’ouvrent et qu’ils le reconnaissent. Ils le reconnaissent alors qu’il disparait sans les quitter. Les voilà entrés dans la vie chrétienne, nourris de la présence du Seigneur dans l’Eucharistie, appuyés sur le témoignage de l’Écriture sainte et des apôtres.

Dans la forme extraordinaire, nous sommes au dimanche du Bon Pasteur, qui sera dimanche prochain en forme ordinaire.

Nous célébrons ce dimanche après Pâques car le Bon Pasteur se distingue du mercenaire en donnant sa vie pour ses brebis. Il connait ses brebis, elle ne sont pas pour lui un moyen de subsister mais une fin. Il s’expose pour les protéger des loups. Il les agrège, va chercher celles qui ne sont pas de ce bercail. En retour, les brebis le connaissent, écoutent sa voix alors qu’il marche en tête.

Ainsi, surmontant l’hostilité et la dispersion, se constitue le seul troupeau autour du seul Pasteur.

Les deux messes de ce dimanche nous apprennent à vivre en chrétien. Nous avons à écouter le Seigneur, à connaitre sa voix, à chercher sa présence, à marcher en sécurité avec lui.

En attendant d’être à nouveau rassemblés, alors que la miséricorde du Seigneur remplit toute la terre, j’espère que vous continuez tous à bien vous porter. Nous savons que dans ce temps de confinement, le Seigneur est là. Les portes et les murs ne l’en empêchent pas. Très bon et saint dimanche !

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La miséricorde du Seigneur remplit toute la terre, alleluia ! C’est à la parole du Seigneur que s’est établi le firmament, alleluia, alleluia !
V/ Que les saints acclament le Seigneur. C’est aux âmes droites de chanter sa louange.
Ps 32

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Le deuxième dimanche de Pâques 19 avril 2020
Premier dimanche après Pâques

Comme des enfants nouveau-nés ont soif du lait qui les nourrit,
soyez avides du lait pur de la Parole,
afin qu’il vous fasse grandir pour le salut, alléluia.

I Pierre 2, 2

Ce dimanche après Pâques porte bien des noms :

  • C’est le dimanche de Quasimodo, contraction des deux premiers mots de l’introït si marquant de ce jour, issu de la première épître de saint Pierre. J’en ai mis la traduction en légende de la photographie ci-dessus. Il s’adresse aux néophytes, les baptisés de Pâques, qui sont aujourd’hui comme des nouveaux nés devant apprendre à se nourrir de la nourriture véritable de l’eucharistie. De cet introït vient le nom du célèbre personnage de Victor Hugo.
  • C’est le dimanche in albis, plus précisément in albis depositis. Le samedi de Pâques, les néophytes se rendaient à la messe pour une dernière fois revêtus du vêtement blanc de leur baptême. Ils déposaient alors ce vêtement qui était conservé dans le trésor comme souvenir et attestation des promesses de leur baptême.
  • On l’a encore appelé Pâque close car l’octave, et donc la fête de Pâques, se termine aujourd’hui.
  • C’est le dimanche de saint Thomas, en raison de l’évangile.
  • Le 30 avril 2000, jour de la canonisation de sainte Faustine Kowalska (1905-1938), saint Jean Paul II a institué ce dimanche comme celui de la Divine Miséricorde, en réponse à la demande qu’elle avait reçue du Christ.

L’évangile nous rapporte deux apparitions du Seigneur ressuscité aux apôtres : le soir du premier jour de la semaine après la mort de Jésus, le soir de Pâques donc, et huit jour plus tard, c’est-à-dire aujourd’hui.

Ayant tout réconcilié, il apporte la paix, non pas une trêve précaire mais la paix compète et définitive qui est désormais donnée. Il faut toutefois qu’elle se fraie un chemin dans l’histoire humaine et dans nos vies. Par le don de l’Esprit Saint, il rend les apôtres capables de remettre les péchés à tout homme, et donc aussi de les maintenir.

Saint Thomas est absent le soir de Pâques. Il repousse le témoignage des dix autres, veut voir et toucher le Seigneur pour croire à un tel bouleversement. Il lui faut ce lien sensible et tangible dont nous sommes largement privés ces temps-ci. Ce peut être l’occasion de le prier.

Il passera toute la semaine dans la ténèbre du Samedi saint. Le Christ viendra le dimanche suivant, instituant le jour du Seigneur qui est le jour de la Résurrection, le jour de Pâques, qui scande notre vie chrétienne.

Plutôt que de faire des reproches, le Christ accède à l’exigence de saint Thomas : Avance ton doigt ici… Il lui permet ainsi de revenir sur son incrédulité pour exprimer son adoration : Mon Seigneur et mon Dieu !

Chrétiens de chaque époque, nous sommes bénis, heureux, si nous croyons sans avoir vu, si nous sommes capables de reconnaître le Christ dans ce qui a gardé l’apparence du pain, comme notre Seigneur et notre Dieu.

Nous sommes avec les néophytes comme des enfants nouveau-nés avides de la vraie nourriture, du lait pur de la Parole. Renouvelés dans notre baptême, nous avons à nous émerveiller du don de notre Pain quotidien, l’Eucharistie.

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L’introït Quasi modo geniti infantes :

O Filii et Filiae :

La version de Marc-Antoine Charpentier (1685) :


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Saint Jour de Pâques 12 avril 2020

Dic nobis, Maria, quis vidisti in via ? Dis-nous, Marie, qu’as-tu vu en chemin ?
— J’ai vu le sépulcre du Christ vivant, j’ai vu la gloire du Ressuscité.
J’ai vu les anges ses témoins, le suaire et les vêtements.
Le Christ, mon espérance, est ressuscité !
Il vous précèdera en Galilée.

Comment ne pas avoir ce dialogue à l’oreille et au cœur dans la joie de ce matin de Pâques ? La nouvelle se répand progressivement, d’abord reçue dans une certaine confusion. Elle vient tout changer, et aussi nos vies.

Nous étions jusqu’ici étonnés de la coïncidence entre la quarantaine subie et notre quadragesime, notre carême annuel. C’était donc ainsi que la Providence nous conduisait cette année au désert, qu’elle nous laissait communier à la Passion du Seigneur. Nous n’avions sans doute pas tort.

Mais ce matin, tout est renouvelé. Notre confinement devient pascal. Nous ne sommes plus exilés au désert, nous sommes avec la Vierge Marie et les apôtres. Nous avons la joie de savoir le Christ ressuscité et que la mort n’aura pas le dernier mot sur nos vies. Entrons donc dans cette attente fervente du cénacle, ne cherchant pas tant ce qui nous plait que ce qui nous réjouit.

Il n’est pas interdit d’espérer et de prier pour qu’à la Pentecôte notre vie ait commencé à prendre une allure extérieure plus habituelle. Mais elle sera renouvelée : nous rechercherons les réalités d’en-haut avec une nouvelle ardeur. Et c’est en Galilée, au lieu de notre vie ordinaire, que le Christ nous précède pour qu’on en vive.

Très bonne et sainte fête de Pâques, chers fidèles !
N’oublions pas que notre fête est si grande qu’elle dure une semaine.
J’espère que vous vous portez tous bien.
Continuons à prendre régulièrement des nouvelles les uns des autres.

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Sainte Nuit de Pâques 2020

Ils sont finis, les jours de la Passion,
suivez maintenant les pas du Ressuscité :
suivez-le désormais jusqu’à son Royaume
où vous posséderez enfin enfin la joie parfaite.

Le Christ est vraiment ressuscité, alléluia.
À lui la gloire et la puissance pour les siècles des siècles.


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Le samedi saint 11 avril 2020

En suivant la retransmission de cette Vigile, vous pouvez être attentifs à la façon dont cette liturgie nous fait vivre une nouvelle naissance. La résurrection du Christ, bien sûr, que nous célébrons dans cette Nuit très sainte. Mais aussi la naissance à la vie divine des nouveaux baptisés et le renouvellement de la grâce de notre propre baptême.

Voici une petite liste des façons dont la Vigile nous donne d’éprouver concrètement et de vivre ce passage de la mort à la vie. Je ne doute pas que vous puissiez en découvrir d’autres.

Il y a bien sûr le passage progressif de l’obscurité à la pleine lumière. D’abord la Lumière du Christ portée par le seul cierge pascal. Elle est diffusée au clergé puis aux fidèles au cours de la procession. Enfin, les lumières de l’église sont allumées.

Après le chant de l’Exultet, si beau et impressionnant, la longue liturgie de la parole nous fait parcourir l’histoire du Salut par laquelle Dieu a préparé cette Nuit. Nous pouvons y découvrir, avec un émerveillement renouvelé, la façon dont il fait tout concourir au lent enfantement de la Rédemption.

Le Gloria renaît, accompagné des cloches qui sortent de leur silence.

L’épître nous fait comprendre que la résurrection du Christ que nous célébrons est aussi la nôtre en lui.

Si on a la bonne idée de chanter le triple alleluia de la Vigile pascale, dialogué avec l’assemblée, suivi du psaume 117, sa mélodie même évoque une naissance. Comme si l’alleluia sortait de la mort pour s’élever à nouveau, comme on sort d’un sommeil.

Il n’y aura malheureusement pas de baptême ce soir. Mais la bénédiction de l’eau et le renouvellement de la profession de foi baptismale vient renouveler la grâce de notre baptême. Nous avons été baptisés dans la mort du Christ, mis au tombeau avec lui, pour que nous menions une vie nouvelle, comme nous l’a dit l’épître.

Enfin, après ces deux journées d’interruption, uniques dans l’année, l’eucharistie est à nouveau célébrée. Le sacrifice du Christ que nous avons célébré sera rendu présent chaque jour sur les autels. Le Seigneur ressuscité se rend présent sous l’apparence du pain. Actuellement, il n’est pas possible de le recevoir matériellement mais nous savons qu’il ne nous prive pas de sa présence. Puissions-nous renouveler notre émerveillement pour un si grand don.

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L’Exultet :

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Nous prions aujourd’hui particulièrement pour notre catéchumène, Chiara, qui aurait du être baptisée ce soir et le sera dès que possible.

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Aujourd’hui à 17h : ostension exceptionnelle du Saint Suaire de Turin :


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Le vendredi saint 10 avril 2020

Vénération de la Couronne d’épine à Notre-Dame, aujourd’hui à 11h30 :

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À l’heure où nous devrions faire le chemin de Croix dans les rues, voici quelques images de celui de la chapelle :

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Chers fidèles,

Ce soir à 19h, je célèbrerai l’office de la Passion du Seigneur. Vous serez certainement en train de suivre l’une des nombreuses retransmission de cet office, dans l’une ou l’autre forme. Voici quelques mots pour nous y préparer.

Le vendredi saint est le seul jour de l’année où l’on ne célèbre pas la messe. La célébration du sacrement s’efface devant la contemplation de la réalité qu’il rend présent. Cette liturgie est la plus impressionnante de l’année (avec la Vigile pascale, mais d’une autre façon) par son hiératisme et sa force symbolique. Nous célébrons le cœur du mystère du Salut que les mots seuls ne peuvent ceindre. Après l’entrée silencieuse et la grande prostration du célébrant à l’entrée du chœur, l’office se déroule en trois parties :

  • La liturgie de la Parole
  • La vénération ou adoration de la Croix
  • La communion

Deux lectures précèdent la lecture de la Passion selon saint Jean : l’oracle du Serviteur souffrant par le prophète Isaïe qui annonce avec précision la Passion du Seigneur et, après le psaume 30 (En toi, Seigneur, j’ai mon refuge…), l’Épître aux Hébreux qui nous le montre comme le grand Prêtre qui, par sa Passion, devient pour ceux qui lui obéissent, la cause du salut éternel. (En forme extraordinaire, nous avons Osée 6, Habacuc 3 pour le trait et Exode 12).
La lecture ou le chant de la Passion selon saint Jean, nous montre le Seigneur, Serviteur et grand Prêtre comme le Roi. Alors que les autres évangélistes nous décrivent la Passion davantage du point de vue des hommes, telle qu’on aurait pu la voir, saint Jean nous montre particulièrement le Seigneur offrant souverainement son sacrifice.
Après la lecture de la Passion, nous avons la très ancienne prière universelle dans laquelle l’Église présente à Dieu les besoins de tous les hommes. Cette année une onzième intention est ajoutée, pour ceux qui souffrent en ce temps de pandémie. Je vous en donne le texte plus bas.

Ensuite, vient le moment de la vénération de la Croix qui est dévoilée en trois fois. Il faut ce temps pour que ce qui apparait d’abord comme une folie ou un scandale puisse être vu comme le bois qui a porté le salut du monde. Il faut encore ce temps pour que l’annonce du salut soit portée aux disciples, aux juifs et au monde entier.
Puis, pendant le chant des Impropères (les Reproches), chacun vient embrasser ce bois. Ce rite a d’abord existé à Jérusalem, après la découverte de la Croix par sainte Hélène. Mais comme il n’est pas possible à chacun d’accomplir le pèlerinage à Jérusalem, ne serai-ce qu’une fois dans sa vie, il a été étendu aux églises du monde entier au moyen de crucifix.

Vient enfin le temps de la communion où l’on reçoit des hosties consacrées la veille. Elle se passe comme à la messe, à partir du Notre Père. Si l’on ne célèbre pas le sacrifice le jour de la Passion, on participe tout de même au mystère sacré par la communion. Après une oraison et une bénédiction (en forme ordinaire, trois oraisons en forme extraordinaire), on se retire en silence.

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Voici le texte de la onzième intercession de la prière universelle :

IX b. Pour ceux qui souffrent en ce temps de pandémie

Prions pour tous ceux qui souffrent des conséquences de la pandémie actuelle : que Dieu notre Père accorde la santé aux malades, la force au personnel soignant, le réconfort aux familles et le salut à toutes les personnes qui ont trouvé la mort.

Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :

Dieu éternel et tout-puissant,
refuge de ceux qui souffrent,
regarde avec compassion la détresse de tes enfants atteints par cette pandémie ;
soulage la douleur des malades,
donne la force à ceux qui les soignent,
accueille dans ta paix ceux qui sont morts
et, en ce temps d’épreuve,
accorde à tous le réconfort de ta miséricorde.
Par le Christ, notre Seigneur.

R/. Amen.

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Enfin, le chant des Impropères (le texte en français) :

Et la version de Palestrina (après l’Ecce lignum Crucis) :


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Le jeudi saint 9 avril 2020

À midi, Mgr Aupetit a bénit Paris avec le Saint Sacrement depuis la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre :

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Le rite de l’agneau pascal est bien mystérieux. On doit le fêter d’âge en âge, chaque année, pendant des siècles, mais son sens n’apparait que maintenant. Ce qui est le meilleur, la bête sans défaut, est offert en sacrifice, afin que sa chair soit notre nourriture et que nous trouvions notre salut dans son sang.

Le récit de l’institution de l’Eucharistie qui est l’évènement central du jour, le motif de notre fête, n’est donné que dans l’épître. Là encore, ce rite reste incompréhensible jusqu’à demain et jusqu’à dimanche. Le Seigneur offre déjà, dans l’Eucharistie qu’il institue, le sacrifice qu’il accomplira demain sur la Croix.

L’Évangile n’a donc pas besoin de rappeler l’évènement principal du jour. Il nous donne le signe par lequel le Seigneur a voulu l’accompagner car il nous conduit à son cœur et nous permet de le recevoir fructueusement. L’abaissement du Maître dans le lavement des pieds annonce celui de sa Passion rendue présente dans la célébration de l’Eucharistie. Il faut surmonter la pudeur et le scandale de Simon Pierre, accepter d’être aimé jusqu’au bout, pour avoir part avec lui et devenir capables de faire comme lui.

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Une intention de prière : Mademoiselle Thérèse de Milleville, surtout connue des membres de la Conférence Saint Vincent de Paul, est décédée hier dans sa centième année.

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L’autel de la chapelle, dépouillé ce soir après la messe

Rappel : demain, vendredi : vénération de la Couronne d’épine à Notre-Dame, diffusée à 11h30 sur KTO et BFM TV.


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Le mercredi saint 8 avril 2020

Pont de l’Archevêché, Paris, décembre 2017 ©AH

Il y a un an, nous célébrions la messe chrismale « hors les murs », à Saint-Sulpice, immédiatement après l’incendie de Notre-Dame. Aujourd’hui, à 18h30, notre archevêque la célèbrera à Saint-Germain-l’Auxerrois, cette fois, mais aussi en situation de confinement. La transmission de Kto aidera les prêtres et les fidèles à s’y unir spirituellement. Face à cette double épreuve, nous tournons notre regard vers la Vierge Marie qui veille sur sa maison et sur nous.

La messe chrismale est normalement célébrée par l’évêque le jeudi saint au matin. Il est cependant compliqué de rassembler les prêtres et les fidèles alors que se prépare déjà la messe de la Cène du Seigneur, le soir même. Il est donc permis, ce que font la plupart des diocèses, de la célébrer un autre jour de la Semaine sainte. À Paris, nous la célébrons le mercredi.
Au cours de cette messe, en prévision des baptêmes de la nuit de Pâques, l’évêque consacre et bénit les saintes huiles qui serviront dans tout le diocèse au cours de l’année : l’huile des malades, le saint-chrême et l’huile des catéchumènes. Cela nous rappelle que toute la puissance des sacrements vient du sacrifice de la Croix, rendu présent sur l’autel dans la célébration de l’Eucharistie instituée aujourd’hui.
Au cours de cette messe l’évêque, les prêtres et les diacres renouvellent les promesses de leur ordination. Cela ne pourra bien sûr pas se faire aujourd’hui. Le renouvellement aura donc lieu lors des ordinations, au mois de juin.

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Quelques annonces :

  • Demain, jeudi, à midi, Mgr Aupetit bénira Paris avec le Saint Sacrement depuis le Sacré-Cœur de Montmartre. Il prononcera la prière que vous trouverez ici.
  • Vendredi à 11h30, il vénèrera la sainte couronne d’épine dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. L’évènement sera diffusé en direct sur Kto et BFM TV
  • Vous retrouverez plus bas les horaires des célébrations de la Semaine sainte pour le diocèse et pour la chapelle.
  • Une femme dont la fille de trente ans doit recevoir une greffe du cœur à l’hôpital Necker cherche un hébergement pour une durée d’environ deux mois dans le quartier. S’il vous était possible de lui proposer une solution, merci de contacter la chapelle.

Très bon mercredi saint ! À demain.


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Le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur 5 avril 2020
Deuxième dimanche de la Passion

Nous passons aujourd’hui le porche de notre Semaine sainte qui déjà la résume. Désormais, après une longue préparation, nous sommes dans le Saint des Saints, au cœur du mystère de la Rédemption.

Notre célébration est double :

  • La célébration des Rameaux, de l’entrée royale et glorieuse du Seigneur à Jérusalem. Cette fête du Christ Roi est originaire d’Orient, particulièrement de Jérusalem.
  • La messe de la Passion du Seigneur qui ne nous la représente pas simplement comme un spectacle mais nous la fait vivre avec lui.

L’Église en Occident a adopté la célébration orientale, ce qui nous donne cette double célébration. Il nous est ainsi rappelé en entrant dans la Semaine sainte que la Gloire et la Croix, la Croix et la Gloire, sont inséparables. Elles ne sont pas simplement successives : la marche du Seigneur vers la mort et son Sacrifice est une marche souveraine, elle est pour lui, et pour nous en lui, le chemin vers la Gloire.

La procession qui nous conduit à suivre concrètement le Seigneur lors de son entrée à Jérusalem nous rappelle que nous n’allons pas simplement assister à un drame de l’extérieur comme lors d’un spectacle. Seule une Église de confesseurs et de martyrs peut franchir le porche de ce dimanche pour entrer vraiment dans la célébration du Mystère du Salut. Cette année, alors que les écrans nous séparent de la réalité en même temps qu’ils nous la présentent, nous devrons particulièrement relever le défi de ne pas rester de simples spectateurs.

Ce dimanche a longtemps été appelé celui de Pâque fleurie car tout y est déjà contenu, comme dans la fleur qui précède le fruit.

L’hymne des vêpres, le Vexilla Regis, nous fait particulièrement bien entrer dans l’esprit de ce jour :

Aujourd’hui du grand Roi l’étendard va marchant,
Où l’Auteur de la chair vient sa chair attachant.
Aujourd’hui de la Croix resplendit le mystère,
Où Dieu souffre la mort aux mortels salutaire.
..

Vous trouverez ici sa traduction complète et son histoire passionnante.

J’espère que vous continuez à tous bien vous porter.
À moins qu’une information importante se présente, je publierai la prochaine fois mercredi pour dire quelques mots de la messe chrismale. Ce jour-là, je célèbrerai la messe à midi pour pouvoir suivre sa transmission sur Kto.
Je vous laisse maintenant écouter et, si vous le voulez, chanter. Très bonne et sainte Pâque fleurie !

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Le samedi 4 avril 2020

Chers fidèles,

Comme vous pouvez le voir, la chapelle est presque prête pour entrer dans une Semaine sainte bien particulière. Cette année, je célèbrerai seul les offices, à vos intentions. On ne se souvient pas d’une telle situation. Nous vivons dans la foi et l’espérance cette épreuve qui doit être l’occasion de porter de bons fruits en vue du Royaume

Un grand nombre de célébrations sont transmises par la télévision et par internet. Pour rappel, entre autres :

Plutôt que de proposer une diffusion vidéo de plus, je souhaite vous donner aux principaux jours de cette semaine quelques ressources pour donner un peu de chair à votre communion spirituelle.

Voici les horaires des célébrations de cette Semaine sainte :

  • Dimanche 5 avril des Rameaux et de la Passion du Seigneur : 10h30
  • Mercredi saint 8 avril : messe chrismale à Saint-Germain-l’Auxerrois, diffusée sur Kto : 18h30
  • Jeudi saint 9 avril : Messe de la Cène du Seigneur : 19h
  • Vendredi saint 10 avril : office de la Passion : 19h
  • Samedi saint 11 avril : Vigile pascale : 21h
  • Saint jour de Pâques 12 avril : 10h30

Les autres messes sont célébrées aux horaires habituels.

Je vous souhaite une très bonne soirée. En union de prière, à demain.


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Le 31 mars 2020

Les obsèques du père de notre chef de chapitre (Jean+) seront célébrées en province jeudi à 11h. Nous prions pour lui et pour toute sa famille.


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Le 29 mars 2020
5e dimanche de carême – premier dimanche de la Passion

Chers fidèles,

Nous entrons maintenant dans le temps de la Passion. Ce temps n’est pas explicitement nommé dans la forme ordinaire mais tout de même présent, ne serai-ce que par la préface des messes de semaine. Désormais, notre attention est entièrement tournée vers le Seigneur à l’approche de sa Passion qui nous sauve.

En forme ordinaire, nous recevons l’évangile de Lazare au moment ou le monde entier se trouve confronté à la réalité si volontiers éludée de la maladie et de la mort. La foi en la résurrection n’en supprime pas la peine mais nous savons qu’elles n’auront pas le dernier mot de nos vies. Nous sommes appelés à les assumer et les traverser dans le Christ.

En forme extraordinaire, la controverse du chapitre 8 de saint Jean nous permet de recevoir la même assurance : En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Celui, seul, qui dit Je suis peut en attester.

Pour autant que nous puissions le savoir, il ne semble pas y avoir actuellement de malade parmi les fidèles de la chapelle. Merci de continuer à prendre des nouvelles les uns des autres et de nous communiquer discrètement les informations importantes par les moyens habituels, en particulier le téléphone, aux horaires de bureau, et le courriel.

Nous avons cependant des intentions de prière importantes :

  • Pour Amaury, beau-frère de l’un de nous, médecin qui a été infecté dans l’exercice de sa profession, maintenant hospitalisé.
  • Les obsèques du grand-père d’un de nos zouaves seront célébrées demain en province (Roger+)
  • Le père de notre chef de chapitre, habitué de la chapelle lui-même tant qu’il a pu se déplacer, est décédé la nuit dernière (Jean+)
  • Le Père Xavier Lécuyer est décédé hier matin à la Paroisse Notre-Dame de Nazareth.
  • Nous prions enfin pour notre catéchumène Chiara qui aurait dû être baptisée dans la nuit de Pâques et qui le sera dès que possible.

Il est désormais certain qu’il n’y aura pas de célébration publique de la Semaine sainte ni de Pâques. C’est le chemin inattendu sur lequel le Seigneur nous conduit cette année, en vue de notre salut. Je célèbrerai donc seul, dans la chapelle, à votre intention. Je veillerai à donner un peu de chair à cette communion par d’autres moyens que celui de la vidéo.

Je vous souhaite un très bon et saint dimanche !

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P.S. : Si cela vous a échappé, vous trouverez ci-dessous la transmission de la bénédiction Urbi et Orbi du Saint Père, vendredi dernier.

Enfin, voici quelques conseils de spécialistes pour bien passer ces menues semaines de vie cloîtrée :

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Chers fidèles,

Nous célébrons demain la grande solennité de l’Annonciation qui nous fait en quelque sorte entrer dans la prochaine année liturgique, neuf mois avant la Nativité. Je célèbrerai la messe à 19h en portant toutes vos intentions. Nous ne pourrons pas tenir notre veillée de prière pour le respect de la vie humaine de son commencement à sa fin naturelle. Nous pourrons porter cette intention, avec toutes les autres, chacun pour notre part.

Vous trouverez plus bas le message des évêques de France. Voici, en particulier, ce qu’ils nous proposent :

  • Lorsque les cloches des églises sonneront, à 19h30, chacun est invité à lire, seul ou en famille, le récit de l’Annonciation (Lc 1, 26-38)
  • Au même moment chacun pourra mettre une bougie allumée à sa fenêtre (ou un linge blanc) pour dire son espérance et conforter celle de ses voisins

En ces jours, nous pouvons faire nôtre, avec celle du Rosaire, la prière de saint Bernard :

Souvenez-Vous, ô très pieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à Votre Protection , imploré Votre Secours, ou demandé Votre assistance, ait été abandonné.
Animé d’une pareille confiance, je viens, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, me jeter entre vos bras et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à Vos pieds.
O Mère du Verbe incarné, ne dédaignez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer !
Ainsi soit-il !

Ou encore, la plus ancienne prière adressée à Notre Dame :

Sub tuum præsídium confúgimus, Sancta Dei Génitrix : nostras deprecatiónes ne despicias in necessitátibus nostris, sed a periculis cunctis líbera nos semper, Virgo gloriósa et benedícta.

Sous l’abri de votre miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprisez pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers délivrez-nous toujours, Vierge Glorieuse, Vierge Bienheureuse.


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Le 23 mars 2020

Ce soir, un petit point sur le denier de l’Église. Le lancement de la campagne pour l’année 2020 a été contrarié par l’arrivée du virus.

Je suis très impressionné cependant de voir arriver des dons pour le denier en ces jours de grande incertitude. Le traitement des dons par chèques risque d’être fortement retardé par le confinement. Je veille à ce que rien ne se perde et que tout soit traité dès que possible.

Si vous souhaitez participer au denier en ce moment, il est préférable de le faire en ligne, de façon sécurisée, en cliquant sur la bannière que vous trouverez dans la colonne de droite de ce site.

L’année 2020 risque d’être compliquée pour les finances de la chapelle comme pour celles de chacun, mais nous verrons cela en temps voulu. Pour l’instant, revenons à notre carême et à la retraite que la Providence nous envoie.


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Le 21 mars 2020

En cette veille de dimanche que nous devons à nouveau sanctifier sans messe publique, Mgr Aupetit adresse un message à tous les parisiens et nous donne un rendez-vous quotidien pour nous parler du mystère de l’Eucharistie : Cliquer ici

Comme convenu, désormais, je célèbrerai la messe en privé à toutes vos intentions à 10h30. Vous pourrez ainsi vous y joindre d’intention.

Voici la prière de saint Alphonse de Liguori pour la communion spirituelle (vous pouvez en trouver d’autres sur internet) :

Mon Jésus, je crois à votre présence dans le Très Saint Sacrement. Je vous aime plus que toute chose et je désire que vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant vous recevoir sacramentellement dans mon Cœur : venez-y au moins spirituellement. Je vous embrasse comme si vous étiez déjà venu, et je m’unis à vous tout entier. Ne permettez pas que j’aie jamais le malheur de me séparer de vous.

Continuons à prendre des nouvelles les uns des autres.

Très bon et saint dimanche !


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Le 20 mars 2020

Message des évêques de France

Chers fidèles,

Voici le message adressé par les évêques de France aux catholiques et à tous nos concitoyens au début de notre confinement et à l’approche de l’Annonciation.

Vous trouverez la façon dont ils nous invite à célébrer cette grande solennité dans les circonstances actuelles.

Nous ne pourrons pas tenir comme chaque année la veillée de prière pour le respect de la vie humaine. Mais nous pourrons porter cette intention, avec toutes les autres, dans notre prière.


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Le 18 mars 2020

Diffusions de messes et de chapelet

Je célèbre les messes aux horaires habituels et à 10h30 le dimanche afin que vous puissiez vous y joindre d’intention.

De nombreuses messes sont diffusées en vidéo, en particulier :

La messe privée du Pape est diffusée chaque matin à 7h sur KTO et sur internet.

La messe de Saint-Germain l’Auxerrois est diffusée à 18h30 le dimanche et à 18h15 en semaine.

Le site de l’Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, barroux.org, recense les diffusions de messes en forme extraordinaire.

Le chapelet de Lourdes est retransmis chaque jour à 15h30 sur Radio Notre-Dame et KTO.

Je compléterai progressivement cette liste pour puissions être soutenus pendant cette retraite de carême imprévue.


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Jeudi 19 mars : solennité de saint Joseph

Jeudi 19 mars, nous célébrons la solennité de saint Joseph. Notre archevêque propose à tous les prêtres de réciter cette prière à la fin de la messe qu’ils célébreront en privé (je la célèbrerai à 19h) et aux fidèles de la réciter chez eux. Nous nous confions en ces jours à celui qui a protégé la Vierge Marie et notre Seigneur dans son enfance. Restons unis dans la prière.

Saint Joseph, 
Homme juste par ta foi,
Tu as été trouvé digne
De recevoir la garde des mystères du Salut.

Toi qui as su prendre soin de la Vierge Marie,
Et écarté d’elle tout danger,
Tu t’es fait protecteur du Christ-Seigneur
Dans la vulnérabilité de son enfance.

Vivante image de la tendresse de Dieu,
Modèle d’époux et de père,
Tu es le gardien vigilant de l’Église,
Le soutien et le consolateur des familles.

Nous te le demandons avec confiance :
Daigne implorer pour nous la miséricorde de Dieu
en ce temps d’épidémie que nous connaissons,

Afin que le Seigneur écarte de nous le mal.  

Intercède pour ceux qui sont morts,
Réconforte les malades,
Protège et inspire ceux qui les soignent.
Accorde-nous de demeurer dans la confiance et la paix

Et fais que nos cœurs ne se ferment pas aux besoins de nos frères,
Mais demeurent ouverts à la détresse des hommes
Dans un amour de plus en plus sincère et fraternel.

Saint Joseph, prie pour nous,
Garde-nous,
Protège-nous.

Amen.


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Mise à jour le 16 mars 2020

Chers fidèles,

Nous sommes désormais dans une situation de confinement. Nous savions déjà qu’il n’est plus permis de célébrer la messe en public, même en semaine. Je célèbrerai donc en privé, aux horaires habituels, et le dimanche à 10h30, afin que vous puissiez vous unir d’intention. Vous trouverez ci-dessous la prière à sainte Geneviève que notre archevêque nous appelle à réciter chaque jour.

Nous comprenons que le plus grand service que nous puissions rendre pour l’instant est de rester chez nous. C’est ainsi que le Seigneur nous conduit cette année pendant le carême. Cherchons à rendre ce temps fructueux. Il peut être une grande épreuve. Utilisons le téléphone et les autres moyens de communication pour prendre des nouvelles et nous soucier les uns des autres. Même si le service d’accueil est suspendu, ceux de la chapelle restent actifs.

Soyons unis dans la prière et la patience. Bien fraternellement,

Abbé Armel d’Harcourt, chapelain


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Paris, le 14 mars 2020

            Chers fidèles de Notre-Dame du Lys,

Cette année encore, notre carême est marqué par une épreuve lourde et inattendue. L’an dernier, le Lundi saint, la toiture de Notre-Dame de Paris brûlait. Aujourd’hui, l’épidémie en cours vient nous contraindre à une sorte de retraite pour protéger les plus fragiles d’entre nous. Nous acceptons cette épreuve douloureuse mais provisoire. Que ce temps de désert ne soit pas celui du repli sur nous-même mais du recueillement, du jeûne et de la prière et aussi de l’attention à notre prochain.

Voici les implications de cette situation pour la vie de notre maison :

  • Il n’y a pas de messe dominicale célébrée en public. Le chapelain célèbrera la messe en privé chaque dimanche à 10h30 à l’intention de tous les fidèles de la chapelle qui pourront s’y joindre d’intention. Ils sont dispensés par notre archevêque de l’obligation de la messe dominicale. Ils pourront prendre un temps de prière seul ou en famille, lire les lectures de la messe et faire une communion spirituelle.
  • Les messes de semaines, l’adoration du mardi et les chapelets sont maintenus, en respectant les règles de nombre et de distance.
  • La messe du mercredi sera célébrée à 19h selon la forme extraordinaire du Missel romain avec la communion spirituelle.
  • Le patronage est fermé.
  • Le catéchisme sera donné par internet.
  • La braderie est reportée au vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 juin.

Ces dispositions pourront être modifiées selon l’évolution de la situation et les consignes reçues. Les prochaines informations figureront sur notre site notredamedulys.fr et seront affichées sur la porte de notre maison.

Le Seigneur permet ces circonstances. Puissions-nous les recevoir dans la paix pour que notre carême produise un bon fruit. Que la privation de la messe dominicale, en particulier, fasse grandir notre admiration du mystère de l’Eucharistie et notre désir que, de plus en plus, le Christ vive en nous.

Nous restons unis dans la prière et la confiance dans l’intercession de Notre Dame du Lys et de sainte Geneviève qui veille sur notre ville. Bien fraternellement,                                                                                                                            

Abbé Armel d’Harcourt, chapelain

Messes radiodiffusées et télévisées le dimanche : 10h05 sur France Culture 11h sur France 2 18h30 sur Kto (messe de notre archevêque)

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Message de Mgr Michel Aupetit aux fidèles du diocèse et aux personnes de bonne volonté concernant l’attitude à adopter face à l’épidémie du coronavirus

Nous traversons une période difficile à laquelle nous n’étions pas préparés. Il y a déjà longtemps qu’une épidémie d’une telle ampleur n’avait pas frappé la France, l’ensemble de l’Europe et la planète entière.

En ces temps troublés, il est bon de rappeler l’indispensable fraternité qui seule fonde une authentique nation. A la tentation du sauve-qui-peut et de la suspicion généralisée, les chrétiens doivent se rappeler qu’au cours des siècles ils ont eu à cœur d’accueillir la demande du bon samaritain : « Prends soin de lui » (Lc 10, 35). Dans les grandes pandémies du passé, ils ont été en première ligne pour être fidèles à cette demande du Christ, souvent au risque de leur vie. Nous ne pouvons pas répondre comme Caïn : « Suis-je le gardien de mon frère ? », quand Dieu lui demande : « Qu’as-tu fait de ton frère ? » (cf. Gn 4, 9).

C’est aussi par souci des fidèles qu’il m’a fallu prendre des décisions de prévention élémentaire pour nos églises. Nous avons à transmettre la grâce divine, pas les virus qui ne viennent pas des dons de Dieu mais de la fragilité de la condition humaine. Aujourd’hui, comme il était à prévoir, le discours du président de la République et les mesures prises par le gouvernement obligent la communauté catholique à prendre sa part du sacrifice demandé à l’ensemble de nos concitoyens. Le fait de réduire les réunions à moins de 100 personnes ne nous permet pas de maintenir les messes dominicales à Paris. Même en augmentant le nombre de célébrations cela nous conduirait dans certains lieux à sélectionner les personnes à l’entrée en fonction de leur âge ou de leur état de santé ce qui n’est ni réalisable ni juste. Aussi, en accord avec tous les évêques d’Ile-de-France, nous avons décidé que les messes dominicales en présence de fidèles soient suspendues pour un temps encore à définir, ceci à partir de demain 14 mars.

Cette décision est extrêmement douloureuse car l’Eucharistie est bien la source et le sommet de la vie chrétienne. Les chrétiens se réunissent depuis toujours le dimanche pour fêter la Résurrection du Seigneur. Les prêtres continueront de célébrer tous les jours. Le Christ, notre grand prêtre, à la fois celui qui offre et celui qui est offert, continuera par leurs voix à présenter à Dieu ce grand sacrifice d’amour pour le salut de tous les hommes. Les fidèles baptisés pourront s’unir dans une communion spirituelle et s’engager à vivre le dimanche une prière en famille ou en petits groupes autour de la Parole de Dieu.

« Participant au sacrifice eucharistique, source et sommet de toute la vie chrétienne, (les fidèles) offrent à Dieu la victime divine et s’offrent eux-mêmes avec elle ; ainsi, tant par l’oblation que par la sainte communion, tous, non pas indifféremment mais chacun à sa manière, prennent leur part originale dans l’action liturgique. » (Lumen Gentium, 11).

L’oblation chrétienne signifie l’offrande de soi-même à Dieu. Il n’est pas toujours possible de communier mais il demeure toujours possible de vivre cette oblation de soi en communion avec le Christ, uni à son Corps qu’est l’Église. La charité est la source de cet amour oblatif, qui vient de Dieu et qui mène à Dieu.

Les temps à venir nous sont ainsi donnés pour qu’en nous retirant dans le désert et dans ce jeûne imprévu et douloureux, nous puissions laisser grandir en nous le goût de cet amour. Nous pourrons porter dans nos prières ceux qui ne peuvent pas avoir part à la communion sacramentelle comme nous avons pu l’entendre lors du dernier synode sur l’Amazonie.

Les églises resteront ouvertes à la prière des chrétiens. Les messes de semaine continueront d’avoir lieu dans la mesure où le nombre de fidèles n’excède pas 100 personnes.

Notre foi nous pousse aussi à implorer la miséricorde divine. Puisque cette année notre diocèse fête les 1600 de la naissance de sa sainte patronne, j’invite tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté à réciter chaque jour et jusqu’à la fin de la pandémie la prière à sainte Geneviève que vous trouverez ci-jointe. Elle a su, par sa consécration, son courage et sa prière, sauver les parisiens des plus graves fléaux. Au-delà de notre ville nous la solliciterons pour que le Seigneur écarte de nous le mal, accueille les défunts, protège les malades et veille sur ceux qui les soignent. Jusqu’à Pâques, j’invite aussi les fidèles à vivre un jour de jeûne tous les mercredis. En effet, le Christ nous a révélé que c’est la prière et le jeûne qui, ensemble, viennent à bout des plus grandes épreuves.

Chers frères et sœurs, chers amis, nous vivons dans l’espérance et nous n’avons pas peur des vicissitudes de la vie et des dangers qui peuvent survenir. Cependant, en raison de notre responsabilité vis-à-vis de tous et de notre devoir de servir le bien commun, nous prenons ces très graves décisions en croyant vraiment que cela nous donnera un amour plus grand de l’Eucharistie et nous rendra plus fidèles à la participation à la messe dominicale quand le temps sera venu.

« Les yeux fixés sur Jésus-Christ, entrons dans le combat de Dieu ». En vous redisant toute ma sollicitude pastorale, particulièrement pour les plus souffrants, je prie le Seigneur de vous bénir.

+ Michel Aupetit
Archevêque de Paris
Paris, le 13 mars 2020

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Prière à sainte Geneviève

Sainte Geneviève, écoute favorablement nos prières. En nous tournant vers toi, nous nous souvenons de tous les bienfaits que depuis seize siècles, tu n’as cessé d’obtenir de Dieu en faveur de ceux qui t’implorent.

Aujourd’hui, de nouveau, nous en appelons à ta puissante intercession. Veille sur notre Ville Capitale, et tous ses habitants. Conduis à Dieu tous ceux qui Le cherchent sans le savoir.

Soutiens les hommes et les femmes qui ont la belle mission de gérer les affaires publiques. Transmets-leur la Lumière pour éclairer leur conscience, qu’ils soient de dignes serviteurs du bien commun.

Penche-toi sur les hommes et les femmes désabusés par la vie, les malades et les mourants, qu’ils trouvent sur leur chemin aide et secours.

Donne-nous ton regard généreux pour nourrir les affamés, protéger les faibles et secourir les exilés.

Toi, la femme énergique qui n’a pas eu peur de t’engager, soutiens les nombreux jeunes et étudiants qui cherchent à bâtir leur vie durablement.

Fais grandir en nous l’Amour de l’Église dans laquelle tu as consacré ta vie et que tu ne cessas de servir.

Que cette année anniversaire dans notre diocèse fasse rayonner dans Paris, la joie de l’Évangile.

Sainte Geneviève, nous t’en supplions, Prie Dieu pour nous, par Jésus le Christ, dans l’Esprit :

Amen !